Prolongez votre séjour en France pour essayer une insertion professionnelle : est-ce possible ?

Quand vous obtenez un visa pour étudier en France, c’est comme vous êtes en relation contractuelle avec l’administration française. Ceci dit que normalement, l’administration vous permet de faire vos études pendant le délai convenu puis vous quittez le territoire français. Mais il vous arrive d’essayer votre chance sur le marché d’emploi à la fin de vos études. Ou l’ambition d’entreprendre vous prend à la fin de votre séjour. Voici comment vous pouvez réussir à réaliser votre objectif.

Le cas des Européens

Pour les Européens dont le pays fait partie de l’Union Européenne, de l’espace économique européen ou de la Suisse, le processus parait léger. En effet, pour rester en France et chercher un emploi en France après leurs études, ces étudiants n’ont pas besoin de procédure particulière. Ils ont la garantie de rester en France pendant tout le temps qu’ils le souhaitent. Si en plus ils ont moins de 28 ans d’âge, ils reçoivent la faveur de faire le volontariat dans les entreprises françaises à l’étranger selon leurs volontés. Ils peuvent en toute liberté essayer une entreprise si telle est leur ambition.

Le cas des non européens

Ici la situation est plus complexe. Après l’obtention de leur diplôme, si les étudiants désirent rester en France, ils doivent être embauchés dans un emploi ou avoir une promesse d’embauche. Et comme ce critère n’est pas suffisant, il faut que son salaire soit l’équivalent de 1,5 SML (salaire minimum légal).

À défaut de ces conditions, un étranger non européen ayant épuisé le délai obtenu pour étudier en France, peut demander une carte de séjour recherche d’emploi/création d’entreprise. Dans le cas où cette demande lui est accordée, elle n’est valable que 12 mois et n’est pas renouvelable. Mais cette demande n’est possible que si vous avez une licence professionnelle, un master ou un projet de création d’entreprise.

Les pays tels que le Sénégal, Gabon, Benin, Tunisie, Ile Maurice, Cap-Vert, Burkina Faso, Cameron, Macédoine, Monténégro, Serbie, Liban, Inde ont conclu des accords bilatéraux avec la France. Pour cela, ils bénéficient des conditions spécifiques quant à la délivrance d’une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) qui sont moins rigides pour leurs ressortissants.